4 mai 2015

Le récit du premier jour

    Après nos deux semaines de vacances, le jour tant attendu du départ est enfin arrivé ; autant dire que tout le monde était à la gare de Meaux, à 7h tapante (ou presque!). Une fois tous réunis, nous avons pris le train, puis le métro, dans la bonne humeur, jusqu’à gare de LYON. Il y avait beaucoup de monde mais, ô miracle, nous n’avons perdu personne, au grand soulagement des profs (quoique…)!

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Bref, nous avons profité de l’attente sur le quai pour une petite séance photo, avant de nous installer puis de partir à 8h58 précise direction Lyooon ! Les 2h30 de trajet sont passées très vite entre les discussions animées, les VS à la DS, les petits déjeuners tardifs, et la distribution de lectures de poèmes de notre livret.

Nous sommes arrivés aux alentours de 11h à la gare de Perrache, et nous nous sommes immédiatement rendus à l’auberge de jeunesse où nous avons pu déposer nos bagages dans la chambre de M. Vidal-Naquet en attendant d’avoir les nôtres. Puis nous avons pique-niqué sur la terrasse face à Lyon, ensoleillé, du haut de Fourvière. Vue au top !

Diaporama. La vue depuis l’auberge du Vieux Lyon.

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Vue de Fourvière

Vue de Fourvière

Les profs nous ont réunis afin de nous informer du programme de l’après-midi et de quelques consignes, Tristan et les Antoine’s nous ont lu leur poème (voir ici), et nous nous sommes mis en route.

Nous avons tout d’abord visité la Primatiale Saint-Jean qui se trouve dans le 5ème arrondissement, dans le quartier médiéval du Vieux Lyon. Arno, Camille et Axelle T. nous l’ont présentée par un exposé (voir ici).

Diaporama. L’exposé d’Arno, Camille et Axelle T.

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Diaporama. La primatiale

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Vue depuis le parvis de la primatiale

Ensuite nous avons visité la presqu’île en petits groupes. Nous avions à suivre un parcours.  Les différents lieux où nous devions nous rendre faisaient l’objet de questions auxquelles nous devions répondre dans nos livrets. Ainsi nous avons vu la Place Bellecour, le passage de l’Argue, la rue de la République, des immeubles haussmanniens, le Palais du commerce, l’église de St-Nizier et la place des Terreaux.

Diaporama. Premier parcours libre dans Lyon

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Vers 16h, retrouvailles et visite du musée des Beaux-Arts tous ensemble.

Devant la fontaine

Diaporama. Prêts à entrer.

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Nous avions là aussi un questionnaire centré principalement sur un travail d’observation et de comparaison des tableaux afin de nous montrer la rupture entre l’art de peindre du Moyen-Âge (symbolique, par exemple dans la Vierge à l’Enfant entourée d’anges de Quentin Metsys – vers 1452-1455) et celui de la Renaissance (en soulignant par exemple la perspective géométrique à l’italienne, le recours au clair-obscur ou encore le souci du détail comme dans la Bethsabée au bain de Paul Véronèse – 1575). Nous avons pu remarquer que les tableaux de la Renaissance mettent en avant les différents thèmes de l’humanisme (référence à l’Antiquité, valorisation du savoir et de l’éducation, vision de l’Homme).

Au musée des Beaux-Arts.

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Rémy et Axelle T. s’identifient manifestement aux personnages des tableaux qu’ils voient.

Caroline a clos la visite par une lecture (voir ici).

Visiter, marcher, courir pour respecter les horaires des temps libres et tout, mine de rien ça creuse ! Nous nous sommes donc tous rendus, en prenant le funiculaire, au restaurant universitaire André Allix, avec au menu poisson pané, et épinards… Miaaam… Mais on est mauvaises langues, il y avait de la crème au chocolat !

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Rassasiés, nous sommes retournés à l’auberge de jeunesse pour nous installer dans nos chambres respectives avant de nous rassembler sur la terrasse pour faire un point sur notre journée et nos visites.

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Les profs nous libèrent et là, c’est la course aux douches pour être les premiers à pouvoir nous débarrasser de notre crasse et de notre transpi’ ; fourbus (bien que ravis) et dégoulinants. Charmant.

Le brossage de dents de l’amitié, invention lyonnaise

Conclusion de cette superbe première journée, avec un petit moment de détente tous ensemble sur la terrasse du dernier étage, avant l’extinction des feux à 23h (enfin environ, car il faut reconnaitre qu’on a un talent inné pour gratter quelques minutes supplémentaires, qui, en général, nous sont accordées de bonne grâce !).

Voilà voilà, la suite au prochain numéro !

Alice et Léa

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14h, devant la Primatiale Saint-Jean : exposé de Camille, Axelle T. et Arno

Axelle T, Arno et Camille faisant leur exposé devant la primatiale.

Axelle T, Arno et Camille faisant leur exposé devant la primatiale.

La Primatiale St Jean, aussi appelée Cathédrale St Jean, se situe à Lyon dans le 5ème arrondissement, dans le quartier médiéval et Renaissance du Vieux Lyon. Sa construction a débuté en 1175 et a fini en 1480. La Primatiale est dédiée à St Jean Baptiste. Cet édifice est une cathédrale car c’est le lieu où siège l’archevêque mais aussi une primatiale car autrefois, l’évêque qui siégeait dans la Primatiale était à la tête de quatre provinces ecclésiastiques (Lyon, Rouen, Tours et Sens).

Vitrail de Lucien Bégule représentant Renaud de Forez. Source : Wikipédia.

Vitrail de Lucien Bégule représentant Renaud de Forez. Source : Wikipédia.

Les trois archevêques et l’architecte qui mènent successivement le chantier  sont Guichard de Pontigny, Jean Belles-mains, Renaud de Forez et Jacques de Beaujeu.

  • Guichard de Pontigny, mort à Lyon en 1182, est un homme d’Église français, archevêque de Lyon à partir de 1165. Pour une présentation plus détaillée de ce personnage, voir ici.
  • Jean Belles-mains, né vers 1120 et sans doute mort vers 1204 à Clairvaux, est un ecclésiastique du Moyen Âge. Il est évêque de Poitiers puis archevêque de Narbonne et enfin archevêque de Lyon.
  • Renaud de Forez, qui est mort à Lyon le 22 octobre 1226, était un homme d’Église français qui fut archevêque de Lyon (1193-1226) et le successeur de Guichard de Pontigny et de Jean Belles-mains dans la construction de la Primatiale St Jean.
  • Jacques de Beaujeu, mort en 1418, avait pour rôle de finir la façade de la Primatiale. C’est lui qui a réalisé la grande rosace centrale. Plusieurs personnes ont participé à l’édification des vitraux.

Architecture de la Primatiale

Au premier abord, la primatiale St Jean semble être de style gothique. On peut en effet remarquer les fenêtres qui sont nombreuses et un vitrail central qui comporte beaucoup de détails mais aussi les entrées qui ne sont pas faites en arc. Sa taille est importante. On peut remarquer que le coté gauche de la Primatiale est parallèle au côté droit, à quelques exceptions près, comme les fenêtres des deux tours qui ne se correspondent pas.

Mais à mieux y regarder, le style de la primatiale se partage en fait entre le roman et le gothique. Guichard de Pontigny et Jean de Bellême, les deux archevêques qui ont initialement prévu de construire la primatiale, sont partis sur un édifice roman. Leur successeur Renaud de Forez a quant à lui poursuivi la construction de l’édifice en s’inspirant de l’art gothique. L’architecture romane est simplement reconnaissable par la forme des arcs de la cathédrale, sa voute en berceau et le fait que ce qui a été construit entre le Xe et le XIIe siècle soit d’une hauteur modeste.

Coupe longitudinale dressée par Tony Desjardins, publiée dans Lucien Bégule, La cathédrale de Lyon, Paris, H. Laurens, 1913, p. 43 (source : Gallica). Elle montre l'intérieur de la primatiale. Les différentes époques, du chœur vers la façade (de gauche vers la droite) y sont bien visibles.

Coupe longitudinale dressée par Tony Desjardins, publiée dans Lucien Bégule, La cathédrale de Lyon, Paris, H. Laurens, 1913, p. 43 (source : Gallica). Elle montre l’intérieur de la primatiale. Les différentes époques, du chœur vers la façade (de la gauche vers la droite) y sont bien visibles.

L’architecture gothique est reconnaissable par la hauteur élevée de ce qui a été ajouté entre le XIIe et le XVe siècle, et le fait de faire rentrer la lumière dans l’édifice (on considérait à cette époque que Dieu était égal à la lumière). C’est pour ceci que, durant cette période, les fenêtres et vitraux vont se multiplier dans les églises et autre cathédrales.

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Les traînées rameuses du choin (cliché : Y.-F. Le Lay, 2014, source : http://perso.ens-lyon.fr/yves-francois.le-lay/)

Les traînées rameuses du choin (source : http://perso.ens-lyon.fr/yves-francois.le-lay/ – 2014).

Ces deux états successifs de la construction sont perceptibles aussi lorsqu’on observe les matériaux utilisés pour la construction. On peut voir que les colonnes romanes les plus anciennes sont bâtis à partir de « choins », pierres calcaires de la région lyonnaise directement empruntées à des édifices romains (sur ce matériau, voir ici). Plus tard, lorsque Renaud de Forez a repris la charge de la construction, ce matériau était devenu difficile d’accès. De plus, le choin n’est pas une pierre lisse. Le type de pierre utilisé a donc changé dans la partie gothique de l’édifice.

Axelle T, Camille et Arno.

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13h, sur la terrasse de l’auberge : lecture des deux Antoine et de Tristan

Arrivés à l’auberge du Vieux Lyon, nous nous sommes installés sur la terrasse pour faire notre lecture devant la classe. Nous mettions en voix des extraits du discours de Victor Hugo prononcé devant les ouvriers de Lyon le 25 mars 1877. Voici ce texte et quelques photos de ce moment :

Lecture d'Antoine R., sur la terrasse de l'auberge

Lecture d’Antoine R., sur la terrasse de l’auberge

[…] Lyon souffre, Paris s’émeut.

Que le patriotique auditoire ici rassemblé me permette de lui parler de Lyon.

Lyon est une glorieuse ville, une ville laborieuse et militante. Au-dessus de Lyon, il n’y a que Paris. À ne voir que l’histoire, on pourrait presque dire que c’est à Lyon que la France est née. Lyon est un des plus antiques berceaux du fait moderne ; Lyon est le lieu d’inoculation de la démocratie latine à la théocratie celtique ; c’est à Lyon que la Gaule s’est transformée et transfigurée jusqu’à devenir l’héritière de l’Italie ; Lyon est le point d’intersection de ce qui a été jadis Rome et de ce qui est aujourd’hui la France. — Lyon a été notre premier centre. Agrippa a fait de Lyon le nœud des chemins militaires de la Gaule, et ce procédé péremptoire de civilisation a été imité depuis par les routes stratégiques de la Vendée. Comme toutes les cités prédestinées, la ville de Lyon a été éprouvée ; au deuxième siècle par l’incendie, au cinquième siècle par l’inondation, au dix-septième siècle par la peste. Fait que l’histoire doit noter, Néron, qui avait brûlé Rome, a rebâti Lyon. Lyon, historiquement illustre, n’est pas moins illustre politiquement. Aujourd’hui, entre toutes les villes d’Europe, Lyon représente l’initiative ingénieuse, le labeur puissant, opiniâtre et fécond, l’invention dans l’industrie, l’effort du bien vers le mieux, et cette chose touchante et sublime, — car l’ouvrier de Lyon souffre, — la pauvreté créant la richesse. (Mouvement.) Oui, citoyens, j’y insiste, la vertu qui est dans le travail, l’intuition sociale qui connaît et qui réclame sans relâche la quantité acceptable des révolutions, l’esprit d’aventure pour le progrès, ce je ne sais quoi d’infatigable qu’on a quand on porte en soi l’avenir, voilà ce qui caractérise la France, voilà ce qui caractérise Lyon. Lyon a été la métropole des Gaule, et l’est encore, avec l’accroissement démocratique. C’est la ville du métier, c’est la ville de l’art, c’est la ville où la machine obéit à l’âme, c’est la ville où dans l’ouvrier il y a un penseur, et où Jacquard se complète par Voltaire. (Applaudissements.) Lyon est la première de nos villes ; car Paris est autre chose, Paris dépasse les proportions d’une nation ; Lyon est essentiellement la cité française, et Paris est la cité humaine. C’est pourquoi l’assistance que Paris offre à Lyon est un admirable spectacle ; on pourrait dire que Lyon assisté par Paris, c’est la capitale de la France secourue par la capitale du monde. (Bravos.)

Glorifions ces deux villes. Dans un moment où les partis du passé semblent conspirer la diminution de la France, et essayent de détrôner le chef-lieu de la révolution au profit du chef-lieu de la monarchie, il est bon d’affirmer les grandes réalités de la civilisation française, c’est-à-dire Lyon, la ville du travail, et Paris, la ville de la lumière. (Sensation. Bravos répétés.)

Autour de ces deux capitales se groupent toutes nos illustres villes, leurs sœurs ou leurs filles, et parmi elles cette admirable Marseille qui veut une place à part, car elle représente en France la Grèce de même que Lyon représente l’Italie.

[…]

Diaporama de la lecture de Victor Hugo

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18h15, place des Terreaux : lecture de Caroline

Après la visite du musée des Beaux-Arts, j’ai lu, place des Terreaux, devant la fontaine de Bartholdi, ce huitain composé avant 1540 et qui est peut-être de Clément Marot. La ville de Lyon et le lion s’y trouvent associés, d’autant plus facilement qu’au XVIe siècle les deux homophones n’étaient pas forcément distingués par la graphie. Ici d’ailleurs, au v. 2, le lion est écrit « Lyon ».

Caroline lisant le huitain

Caroline lisant le huitain « De la ville de Lyon »

On dira ce que l’on voudra
Du Lyon, et de sa cruauté :
Tousjours, ou le sens me fauldra,
J’estimeray sa privaulté :
J’ay trouvé plus d’honnesteté,
Et de noblesse en ce Lyon,
Que n’ay pour avoir frequenté
D’autres bestes un million.

Je suis allée trop vite pour que Mme Coll puisse filmer ma lecture, mais elle a eu le temps de saisir les applaudissements de la classe !

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